Les lieux marquants de la famille

Le pavillon

Acheté par Louis Martin, en 1857, le Pavillon fut pour lui un lieu de méditation et de loisir. A l’angle d’un jardin, cette petite tour hexagonale comporte un rez-de-chaussée et deux étages auxquels donne accès un escalier externe puis à l’intérieur, un escalier de bois en colimaçon. Situé tout près de la Sarthe, Louis y retrouve son matériel de pêche.

Après son mariage, le Pavillon devient, pour sa famille, un  lieu de détente. Ses enfants aiment venir y cueillir des « fraises et des groseilles ». A deux pas de la rivière, la Sarthe, Louis vient souvent ici pour vivre de nombreuses parties de pêche, activité d’intériorité par excellence…

Après son départ pour Lisieux, Louis conserva ce lieu qu’il utilisa comme « pied à terre » lorsqu’ils rendaient visite à tous ses amis à Alençon.

Ce lieu nous révèle le caractère contemplatif de Louis qui aimait la solitude et vivait une intense vie de prière. C’est un lieu calme à l’écart du centre-ville.

Cela nous révèle aussi la simplicité de vie chère à Louis. Au pavillon, rien n’est superflu. Ce lieu est un havre de paix qui aidait Louis à vivre sa quête spirituelle dans la solitude.

Un lieu à visiter

La visite de ce lieu s’effectue sur demande auprès de l’accueil des groupes.

Le pont de la rencontre

C’est sur ce pont de la rue de Sarthe à Alençon qui relie le quartier de Montsort et le quartier Saint Léonard, que Louis et Zélie Martin se rencontrent pour la première fois au mois d’Avril 1858. Le père Piat relatant cet événement décisif, dira : « […] elle croisa un jeune homme dont la noble physionomie, l’allure réservée, la tenue pleine de dignité l’impressionnèrent. Au même moment, une voix intérieure lui murmurait en secret : « C’est celui-là que j’ai préparé pour toi ». » Histoire d’une Famille p.33

Etonnamment, le pont de Sarthe, comme l’appellent les alençonnais, est à quelques dizaines de mètres de la maison des sœurs de l’hôtel-Dieu où l’entrée de Zélie avait été refusée par la supérieure. Une vocation peut donc en cacher une autre…

La maison de Rose Taillé, la nourrice de Sainte Thérèse, à Semallé

C’est le lieu de la maison de Rose Taillé, nourrice de Thérèse, qui habitait à Semallé. Cette femme eut en garde le bébé à la santé tellement précaire que l’on craignit un moment le pire. Thérèse avait deux mois quand elle arriva chez sa nourrice, en mars 1873. Elle y resta jusqu’au 2 avril 1874. Enfant, elle était très attachée à sa nourrice, même après qu’elle retourna chez ses parents à Alençon.

Des pèlerins vont régulièrement découvrir la maison de la petite Rose, en voiture ou à pied, à huit kilomètres d’Alençon. Comment ne pas faire le lien entre le nom de la nourrice, que l’on appelait « la petite Rose », et l’amour de Thérèse pour les fleurs, spécialement les roses, elle qui dit : « Quand je serai au ciel, je ferai tomber une pluie de roses. »

Rose Taillé repose maintenant dans le cimetière de Ste Marguerite de Carrouges. 

L’horlogerie de Louis Martin à Alençon

Cette maison de la rue du Pont-Neuf à Alençon fut achetée par Louis Martin avant son mariage et elle fut la première maison du couple Martin. C’est là que sont nés tous leurs enfants hormis la petite Thérèse.

Au rez-de-chaussée, se situait le magasin de l’horlogerie de Louis Martin. L’habitation de toute la famille était située dans les étages supérieurs.

En s’installant dans cette rue, Louis avait fait le choix de s’installer en face du commerce de son ami, Vital Romet,  appelé  «le Gagne Petit».

La famille Martin quitta ce lieu en 1871 pour aller s’installer à la maison de la rue Saint Blaise où naîtra la petite Thérèse.

L’église de Saint Denis sur Sarthon : lieu du baptême de Zélie Martin

C’est le village de l’enfance de Zélie Martin née Guérin qui vit le jour  le 23 décembre 1831 au lieu-dit “le Pont”, sur la commune de Gandelain, non loin de Saint Denis sur Sarthon. Son père Isidore Guérin (1777 – 1865) est  un ancien soldat de la Grande Armée. Il a participé aux guerres napoléoniennes à Wagram, puis a suivi les généraux Masséna et Soult pendant la guerre d’Espagne.

Ce n’est qu’ensuite qu’il devient gendarme à Saint-Denis-sur-Sarthon. Sa femme, Louise-Jeanne Macé (1805 – 1859), est une paysanne assez rude. A Saint Denis, Zélie grandit avec sa sœur aînée, Marie-Louise (1829 – 1877) et son frère Isidore (1841 – 1909) qui naît dix ans après elle.

En septembre 1844, ses parents s’installent à Alençon.

C’est dans l’église de Saint Denis sur Sarthon qu’elle est baptisée. On peut visiter cette église et y admirer le baptistère.

Monastère des clarisses d’Alençon où Zélie fréquentait le Tiers-ordre franciscain

Zélie Guérin était proche du Tiers-Ordre franciscain. Bien qu’il semble qu’elle ne s’y soit pas engagée comme membre à part entière, elle fréquenta plusieurs fois par mois les clarisses afin de mettre ses pas dans ceux de saint François d’Assise et de sainte Claire.

Encore aujourd’hui, les clarisses sont présentes dans la rue de la Demi-Lune à Alençon. Malgré les aléas de l’histoire, cette communauté a toujours persisté à Alençon depuis sa fondation par Marguerite de Lorraine, il y a plus de 500 ans.

Leurs offices et la célébration de l’Eucharistie sont ouverts aux pèlerins.

Vous pouvez contacter les sœurs par téléphone au 00 33 2 33 80 21 70